Mercatone Uno

Mercatone Uno
Voici une photo de l'équipe de Marco. La Mercatone Uno à toujours été fidèle et entrièrement dévoué à Pantani...

# Posté le mercredi 02 mars 2005 08:04

Modifié le mercredi 02 mars 2005 08:48

Deux grimpeur, deux même sort

Deux grimpeur, deux même sort
Ses deux coureurs ont certainement été les deux plus grands grimpeur de leur génération, mais les deux n'ayant pas supporter l'anonymat de la retraite, on lacher dans leur tête et on enfourcher leur vélo pour monter très haut, de plus en plus... ADIEU

# Posté le mercredi 02 mars 2005 08:13

Modifié le mercredi 02 mars 2005 08:49

Les dernières heures de solitude de Marco Pantani

Les dernières heures de solitude de Marco Pantani
Sur le site de Marco Pantani, on peut lire ce témoignage touchant d'un de ses amis : « Je suis à peine rentrée de Rimini. Nous avons participé à l'identification du corps : Marco était nu, seulement couvert d'un drap, le visage serein, le bouc soigné, une ébauche de sourire. Je lui ai pris la main et je l'ai caressé. J'ai pris son visage entre mes mains, je lui ai dit : je t'en prie, réveille-toi Marco, réveille-toi Marco ». Cette personne poursuit ainsi : « Je ne crois pas qu'il se soit donné la mort. Je crois qu'il s'est retrouvé seul et qu'il a eu un malaise, peut-être avait-il abusé des antidépresseurs ces derniers temps. Peut-être est-il tombé et s'est-il cogné la tête contre le sol. Seule l'enquête et l'autopsie nous permettront de dire ce qui s'est passé. Je suis sûr qu'il ne prenait ni cocaïne, ni rien de ce genre. Ils nous ont rendus fous, ça a été terrible ! »

Depuis dimanche matin, le juge d'instruction de Rimini, Paolo Gengarelli, a fait comparaître les témoins afin d'essayer de reconstituer les dernières heures du coureur. La propre soeur de Marco, Manola, a témoigné en pleine nuit.

Le dernier contact de Pantani avec le monde aurait été un coup de fil passé à la réception de l'hôtel où il séjournait, autour de onze heures du matin le samedi 14 février. On sait par ailleurs que Marco annonçait chaque jour auprès de l'hôtel qu'il prolongeait encore son séjour. Séjour cloîtré. Le dernier contact direct avec des gens, le coureur l'aurait eu le soir du 13 février avec quelques joueurs de basket de Rimini qui logeaient dans la chambre voisine, peu de temps avant d'aller au lit. Le médecin légiste ayant estimé la mort de Marco à 16 heures samedi 14 février, la vie du champion demeure un vide pour ces quelques heures de solitude, ces dernières heures que Marco a passées seul avec lui-même dans un état probable d'une détresse infinie. Des feuillets ont été retrouvés dans sa chambre, d'après une source policière, mais il ne s'agirait pas d'une lettre de suicide, plutôt des considérations désabusées sur le cyclisme et sa descente aux enfers. On y peut lire qu'il se sent incompris de tous, jusque par sa propre famille, qu'il se sent victime d'un complot, et peut-être cette phrase : « Je suis resté seul ».

Nous n'avons pas le désir ici de faire l'enquête. Mais ces quelques considérations sont pour mettre en exergue la solitude où Marco était prisonnier, une solitude qui n'a pas duré que quelques heures ou quelques jours, mais une solitude de paria où le monde l'a poussé après l'avoir mis sur les nuages.

Alors quoi ? On n'est pas dans la tête d'un homme désespéré, on ne sait pas ce qui préside véritablement à son mal-être, mais nous, nous savons bien que ses tourments de champion martyrisé n'y est pas étranger. L'acharnement médiatico-judiciaire mené sans ménagement contre un homme qui a payé pour un système fait absolument fi de ce que peut être la vérité et de ce qu'est un être humain. Pantani est tombé, semble-t-il, parce qu'il fallait bien qu'il tombe, lui la forte tête, qui parlait plus haut que les sponsors, lui qui a peut-être eu en effet des résultats sanguins irréguliers, mais sur qui les foudres se sont abattues comme le ciel tombe sur les Gaulois.

Quelle sorte de mépris doit-on avoir pour l'humanité lorsqu'on se voit ainsi traîté ! Et l'on voit son nom, jadis adulé et mis à l'égal de celui des dieux, collé sur la banquette d'un accusé. Pourquoi, pourquoi a-t-on manqué d'enthousiasme à son retour au vélo après les tourments ? Oui, la presse s'est précipitée, mais l'avons-nous encouragé, le sourire aux lèvres, la tape sur l'épaule ? Nous aurions dû pleurer de joie à son passage, qu'il fût 1er ou dernier. Un champion est toujours premier. Et on l'a laissé seul.

# Posté le mercredi 02 mars 2005 08:50

Modifié le mercredi 02 mars 2005 10:48

15 février 2004 Décès de Marco Pantani

15 février 2004 Décès de Marco Pantani
Marco Pantani, grande figure du cyclisme italien et ancien vainqueur du Tour de France et du Giro, a été trouvé mort, samedi à Rimini, dans des circonstances encore non élucidées, provoquant la consternation en Italie.

La cause de la mort du champion, âgé de 34 ans, était toujours inconnue dans la matinée de dimanche. Selon l'agence Ansa, le champion a été retrouvé à demi-vêtu à terre près de son lit dans une chambre d'un hôtel-résidence de Rimini, sur la côte adriatique.

Selon la même source, la police a trouvé des produits pharmaceutiques dans la chambre de Pantani. Les enquêteurs auraient retrouvé une boîte de médicaments anxiolytiques alors que d'autres boîtes de ce produit, dont certaines vides, ont été également découvertes à l'étage inférieur du petit hôtel où résidait l'Italien. Les policiers ont saisi une dizaine de boites en partie vides, de Control, de Surmontil et de Flunox, produits destinés à combattre les dépressions et l'anxieté. On ignore toutefois encore si sa mort est due à des causes naturelles ou a été provoquée par l'absorption de médicaments.

La dépouille mortelle du «Pirate» a été transférée vers la chambre mortuaire de l'hôpital de la ville. De son côté, le procureur du parquet de Rimini, Paolo Gengarelli, qui a effectué les premiers relevés en compagnie du médecin légiste, Francesco Toni, a affirmé, dimanche matin, que le décès de Marco Pantani remonterait à 17H00, dans l'après-midi de samedi.

Le corps du coureur italien a été placé sous scellés dès son arrivée à la chambre mortuaire de l'hôpital de la ville. L'autopsie pour déterminer les causes exactes du décès est prévue, en principe, lundi.

Le cercueil n'a pas été exposé au public, et les nombreux tifosi qui se sont rendus tôt dans la matinée à l'hôpital n'ont pu ainsi saluer pour la dernière fois leur idole disparue. Seule la soeur de Pantani, Manola a pu avoir accès dans la petite salle ou repose le «Pirate».

Crise psychologique
Marco Pantani, acquitté en octobre par le tribunal de Tione de l'accusation de fraude sportive pour une affaire de dopage dans le Tour d'Italie 1999, avait pris pension depuis plusieurs jours à l'hôtel «Les roses», où il était descendu seul et où le personnel de l'établissement l'avait trouvé «bizarre et absent».

Le grimpeur avait disputé sa dernière course, le Tour d'Italie, en juin dernier, et il avait fini 14e. Depuis il cachait son mal-être dans une clinique spécialisée dans le traitement des maladies nerveuses et les phénomènes dépressifs.

Très populaire en Italie, le «Pirate» avait notamment remporté le doublé Giro-Tour de France en 1998. Mais sa fin de carrière a ensuite été entachée par plusieurs affaires de dopage. En 1999, à la suite d'un contrôle sanguin non conforme, il était exclu à la veille de l'arrivée d'un Tour d'Italie qu'il avait dominé de la tête et des épaules.

Brisé par ce coup dur, Marco Pantani sombra alors dans une profonde crise psychologique dont il ne sortit qu'en juin et juillet 2000 pour une brève renaissance sportive.

# Posté le mercredi 02 mars 2005 08:55

Décès de Marco Pantani

Décès de Marco Pantani
Décès de Marco Pantani,
légende du cyclisme contemporain
par Philip Pullela

ROME - Marco Pantani, ancien vainqueur du Tour de France et du Giro, grimpeur d'exception, a été retrouvé mort samedi soir dans un hôtel de Rimini, a confirmé le gérant de l'établissement.

L'annonce du décès de ce cycliste de 34 ans, surnommé le Pirate en raison de son crâne rasé et du bandana qu'il arborait, a provoqué un choc dans le monde du cyclisme.

"C'est une tragédie aux proportions énormes pour tout le monde du cyclisme", a commenté le sprinter Mario Cipollini, champion du monde 2002. "Je ne peux pas trouver de mots."

Selon l'agence italienne Ansa, les causes du décès ne sont pas encore connues mais la police a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une mort violente et, toujours d'après l'agence italienne, des produits pharmaceutiques ont été découverts à proximité du corps.

"C'est quelque chose de si énorme, cela semble incroyable", a déclaré l'entraîneur de l'équipe nationale de cyclisme d'Italie, Franco Ballerini.

En une douzaine d'années de carrière, Marco Pantani, grimpeur hors pair aux mensurations de poche (1m72, 57 kg), avait fait étalage de ses talents dans les cols des Alpes, des Pyrénées ou sur les pentes du Mont-Ventoux.

En 1998, il avait remporté dans la foulée le Giro d'Italie et le Tour de France, devenant le premier Italien à s'imposer dans la Grande Boucle depuis Felice Gimondi, 33 ans plus tôt.

"Je garde l'image de son étape des Deux-Alpes dans le tour 98 où il avait pris des risques insensés dans la descente du Galibier pour distancer (l'Allemand Jan) Ullrich", a réagi sur France Info l'ancien coureur Bernard Thévenet, double vainqueur de la Grande Boucle et consultant de la télévision.

Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France, a estimé pour sa part que Marco Pantani était "sans doute le dernier grand grimpeur que l'on ait connu dans le Tour de France, dans le Tour d'Italie, dans le cyclisme".

* Mais la suite de sa carrière avait été entachée par des rumeurs et des accusations de dopage. L'année suivant son sacre, Marco Pantani avait été exclu du Tour d'Italie à la veille de l'arrivée, alors qu'il portait le maillot rose de leader, en raison d'un taux d'hématocrite anormalement élevé. Sans pour autant le prouver, un taux excessif d'hématocrite peut signaler le recours à des produits dopants tels que l'EPO (érythropoïétine).

Les rumeurs et accusations de dopage n'allaient plus le lâcher.

"Il a payé un prix élevé. Depuis quatre ans, il était au centre de la tempête", a souligné Felice Gimondi, qui fut le manager de Marco Pantani.

"LE PHYSIQUE D'UN TAURILLON"
Au printemps 2003, le Pirate avait participé à son dernier Giro, finissant à une décevante 14e place, avant d'entrer dans une clinique proche de Padoue spécialisée dans le traitement des dépressions.

"Je demande à tout le monde de respecter mon droit à l'intimité et de mettre fin à ces visites et requêtes incessantes", écrivait-il dans une lettre ouverte diffusée en juin depuis la clinique du Parco dei Tigli, à Teolo.

Blanchi en octobre par un tribunal de la province de Trente des poursuites ouvertes après le Giro 1999, Marco Pantani avait laissé entendre que sa carrière professionnelle, entamée en 1992, était terminée.

"Je fais toujours du vélo, juste pour tourner les jambes. Mais le cyclisme est la dernière chose à laquelle je pense. Je n'ai pas fréquenté de salle de sports depuis des mois, j'ai pris 15 kg et j'ai le physique d'un taurillon", avait-il déclaré à un journal italien, la Voce de Rimini.

Il se disait également "fatigué" par l'atmosphère du cyclisme et abandonné par la motivation.

# Posté le mercredi 02 mars 2005 08:56